Pierres et Maquis est un carnet de terrain consacré à l’intérieur de la Corse : les villages de pierre grise accrochés au-dessus des vallées, les sentiers qui les relient encore, et les paysages de maquis et de montagne qu’il faut traverser pour y arriver. Le site n’a pas de mission de service. Il ne parle au nom d’aucune commune, d’aucune association et d’aucun office de tourisme.
Ce qui est publié ici tient en trois choses : des récits de marche écrits après coup à partir de notes prises sur place, des informations pratiques utiles à qui voudrait refaire le même trajet, et des observations sur ce que ces territoires laissent voir de leur histoire. Les données chiffrées restent sobres et vérifiables : distances, dénivelés, état des points d’eau, durée réelle plutôt que durée annoncée.
Le carnet est écrit par une seule personne, à la première personne du singulier, sans prétention à l’exhaustivité. Quand une information vient d’un panneau lu sur place, d’un habitant croisé sur le chemin ou d’un livre emprunté, c’est écrit. Quand elle manque, c’est écrit aussi.

D’où vient ce carnet
Gaspard Ferrieu a quarante-quatre ans et vit à Montpellier. Il n’a ni titre ni diplôme dans le tourisme ou le patrimoine, et n’exerce aucune activité professionnelle liée à l’un ou à l’autre. Père de famille, il marche dans les massifs français et dans l’arrière-pays corse chaque fois qu’il parvient à dégager quelques jours.
Tout a commencé il y a une dizaine d’années par un itinéraire mal préparé dans la Cinarca. Il avait prévu deux jours, il en a fallu quatre. Une nuit passée sous un châtaignier, un village dont il ne savait pas prononcer le nom, et l’habitude était prise. Depuis, il prépare ses sorties avec des cartes IGN papier, des récits de voyageurs anciens trouvés en bibliothèque ou en bouquinerie, et les indications de gens rencontrés sur les sentiers. Il photographie et note ce qu’il croise de patrimoine bâti rural : oratoires, ponts génois, bergeries abandonnées, sans jamais se présenter comme celui qui saurait les dater.
Il pratique le bivouac léger depuis longtemps, avec du matériel éprouvé au fil des sorties dans les Cévennes, les Pyrénées et les massifs corses, ce qui lui donne de quoi écrire sur l’autonomie en montagne sans recopier des fiches produit. En dehors de la marche, il relie lui-même ses carnets de voyage, observe les planètes au télescope depuis son balcon et entretient un levain qu’il nourrit presque tous les week-ends. Ces trois habitudes ont en commun de se consigner dans des cahiers, ce qui explique sans doute la forme que prend ce site.
Ce carnet est né du besoin de mettre de l’ordre dans ces notes et de rendre lisibles des itinéraires que les guides classiques mentionnent à peine. Ce qu’on y lit, c’est ce qu’il a vu, marché et relevé, pas ce qu’un spécialiste dirait.
Les trois rubriques du carnet
- Camping plein air : Le bivouac en autonomie dans les massifs corses : le matériel que j'emporte vraiment, la gestion de l'eau quand les ruisseaux sont bas, et le choix…
- Plage balnaire : La côte vue depuis l'intérieur : comment on redescend du maquis vers la mer, quelles criques se méritent par un sentier plutôt que par un parking,…
- Tourisme aventure : Les itinéraires qui demandent un peu d'engagement : plusieurs jours de marche, des villages presque déserts, des portions mal balisées. Je donne les dénivelés, les durées…
Comment les informations sont vérifiées
Les sources consultées avant et après chaque sortie, la façon dont les distances et les dénivelés sont relevés, et ce qui est fait quand une information ne peut pas être recoupée : tout cela est détaillé sur la page Sources et méthode.